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Baga

mardi 1er mars 2005, par Emile Proust

Les Baga sont un peuple côtier établi sur le littoral Atlantique en Guinée Conakry. Formant une population d’environ cinquante mille personnes, ils vivent principalement de pêche et d’agriculture.

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Les Baga en Guinée Conakry

On considère les Baga comme étant des proches cousins des groupes ethniques alentours, les Nalou et les Landouman. Très peu commerçants, une activité qu’ils laissent faire par leurs voisins de l’intérieur, Dioula ou Malinké, ils excellent dans la pêche et la riziculture. Pour cette dernière activité, les Baga ont développé des techniques de sélection des variétés cultivées pour qu’elles assurent les meilleurs rendements autant qualitatifs que quantitatifs. Ils ont aussi mis en place des techniques d’irrigation. Les rizières sont endiguées, des troncs de rônier évidés servent d’écluse et permettent d’évacuer l’eau en excès. Les pluies sont utilisées pour obtenir un dessalage des terres.

Ecologistes avant l’heure, les Baga maintiennent la fertilité des sols en enfouissant des herbes en guise d’engrais vert, enterrent des déjections d’animaux ramassés dans les parcs à bestiaux, des détritus de cuisine, du sable et des herbes sèches ; le sol est ensuite retourné en billons avec un outil original, proche de la houe, nommé kayendo. C’est une sorte de pelle de bois composée d’un grand manche et d’une palette allongée, renforcée d’une lame de métal en son front d’attaque.

Politiquement, les Baga ont une organisation bipartite à l’échelle du village. Il n’y a pas de notion plus large comme le sentiment d’appartenance à un Etat. La bipartition des villages se présente ainsi : les descendants patrilinéaires du fondateur de la communauté font face aux descendants du neveu de celui-ci, autrement dit de ceux issus du matrilignage. Cela crée des quartiers bien séparés dans les villages où les plus anciens sont les chefs. Ceux-ci se rencontrent parfois lors de réunions secrètes.

Ils vénèrent un dieu unique appelé Kanu, assisté par un esprit masculin, Somtup, et un esprit féminin, A-Bol. L’esprit A-Mantsho-nga-Tshol, souvent représenté comme un serpent, veille sur les grades inférieurs de la société To-Lom, responsables des cérémonies d’initiation.