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Masque Mossi

E-555

vendredi 30 juillet 2010, par Emile Proust

Masque Risiam Karan Wemba Mossi, Burkina Faso :
( Mossi Risiam Karan Wemba mask, Burkina Faso )

Ancien masque des Mossi de l’aire Risiam au nord du Burkina Faso. Appelé Karan Wemba (Le masque karan-wemba est sculpté en l’honneur d’une femme Mossi ayant accompli son rôle de femme et de mère idéale. Il est dansé lors de ses funérailles, pour signifier son passage au rang d’ancêtre de la communauté - libre de retourner dans son village natal -Roy in Roy & Wheelock, 2007 : 61-), il est sculpté dans un bois mi-dense et se portait sur la tête. La face est convexe munie d’une crête séparant les deux faces et rejoignant le montant central placé à la base de la hampe à deux branches plates où une figure féminine apparaît, bien centrée. La face est munie d’une forme de bec à son extrémité et est décorée d’yeux formés de cercles concentriques, d’ouïes sculptées en forme de cratères en relief et décorées de motifs triangulaires juxtaposés, comme sur les plats de la hampe.
La surface du masque a été l’objet d’une érosion régulièrement répartie. Des traces de pigments blancs subsistent dans les espaces en creux. Des réparations indigènes et anciennes ont été réalisées avec des pièces de cuir à la base de la hame et à la jonction de la statuette sur la hampe. La collerette du masque est bordée d’un tissage de fibres végétales sur tout le tour duquel sont disposés des cauris et où sont attachées des fibres qui masquaient la tête du porteur.

Les masques Karan Wemba appartenaient à la famille ou au clan. Ils étaient le siège de l’esprit des ancêtres et leurs « yeux », mais ils pouvaient également représenter l’animal totémique du clan. Chaque famille se référait à un mythe propre expliquant l’origine du masque.
Ces masques apparaissaient à plusieurs reprises au cours de l’année : ils escortaient les morts, les aidant ainsi à rejoindre le monde de l’au delà. Quelques mois plus tard, présents aux funérailles, ils veillaient à la bonne observance du rituel ; ils présidaient lors des cérémonies du début de la saison des pluies qui devaient assurer de bonnes récoltes. Entre ces différentes « sorties », les masques restaient sur l’autel familial ou ils recevaient prières et sacrifices pour les membres de la famille qui en avaient besoin. Ils permettaient la communication et la communion avec les ancêtres.

Selon Christopher Roy, qui a pu examiner des vues de cet objet, textuellement : "Il me semble bien que c’est un très beau exemple d’un karan wemba du Risiam ou bien de Kaya. Les cicatrices me disent Risiam. Il ressemble un masque qui était dans la collection du musée a Ouagadougou au temps de Monsieur Triande, qu’il a venu avec tous les autres masques du musée. Il est très vieux, est il a beaucoup souffert des insectes et d’autres attaques. La bouche est le bouche d’un chamelon" (échanges courriers, mai 2008).


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