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Singe Baoulé

H-003

vendredi 30 avril 2010, par Emile Proust

Gbekré ou Mbra, statue de singe Baoulé, Côte d’Ivoire :
( Gbekre or Mbra, Baule monkey figure, Ivory Coast )

Statue de singe Baoulé appelée Gbekré, ou Mbra ou Mbotumbo ou encore Botimo, chez les Baoulé en Côte d’Ivoire. La figure est sculptée dans un bois dense et dur. Monoxyle, l’animal les pieds posés sur un socle circulaire porte de courtes jambes puissantes en forte tension. Le sexe masculin est bien figuré. Le tronc est long, l’abdomen légèrement renflé, les bras courts collés au corps. Les avants-bras décollés du torse portent la coupe recevant les offrandes. La tête allongée vers l’avant, aux formes cubistes, à la gueule entrouverte, les dents apparentes. La face est déclinée sur un plan incliné, le nez long et droit, les yeux en grains de café surplombés par les arcades des sourcils. Les oreilles portées loin en arrière sont rondes.
On remarquera sur la vue de profil la plastique des bras semblable aux Gbekré sculptés par les Goli (voir en cliquant ici). La surface de l’objet est couverte d’un légère croûte sacrificielle de tons noirs grisâtres.

Pour les Baoulé, le dieu du ciel Niamyé a deux fils, Kakagyé le buffle et Gbekré le singe. Gbekré est le juge des âmes dans l’au-delà, c’est dire combien on doit s’assurer de sa protection ! Gbekré est le génie bénéfique. Il était installé dans les champs, au bord d’une forêt, sous un abri sommaire (d’où la mauvaise conservation du bois et l’obligation de le renouveler). Doté d’une mâchoire prognathe, une patine importante due aux sacrifices, le singe tient dans ses pattes une coupe . Les sources divergent sur son rôle et sa fonction : tantôt il intervenait dans le rituel de divination, tantôt il était une protection contre les sorciers dans des associations masculines, tantôt une divinité protectrice des rites agraires, parfois génie de la brousse.

Provenance : collection particulière.


Vendu

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