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Singe Baoulé

C-783

jeudi 7 décembre 2006, par Emile Proust

Rare ancienne statue de singe dite Gbekré chez les Baoulé en Côte d’Ivoire :

Pour les Baoulé, peuple de Côte d’Ivoire, le dieu du ciel Niamyé a deux fils, Kakagyé le buffle et Gbekré le singe.
Gbekré (nommé aussi Mbotumbo ou Botimo) est le juge des âmes dans l’au-delà, c’est dire combien on doit s’assurer de sa protection !
Gbekré est le génie bénéfique. Installé dans les champs,au bord d’une forêt, sous un abri sommaire (d’où la mauvaise conservation du bois et l’obligation de le renouveler).
Doté d’une mâchoire prognathe, une patine importante due aux sacrifices, le singe tient dans ses pattes une coupe . Les sources divergent sur son rôle et sa fonction : tantôt il intervenait dans le rituel de divination, tantôt il était une protection contre les sorciers dans des associations masculines, tantôt une divinité protectrice des rites agraires, parfois génie de la brousse.

Bois dense, patine sombre, cassure au bras droit après dessication, sans manque.
Le choix de cet objet s’est fait après avoir été en admiration sur l’effet dynamique rendu par le sculpteur lorsqu’on regarde le profil. Les jambes en tension et une impression de déséquilibre vers l’arrière font que le Gbekré semble en position de faire un saut périlleux vers l’arrière. Une autre considération a été l’état du bois qui indubitablement permet d’assurer de l’ancienneté, soit un demi-siècle ou un peu plus.


Vendu

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