Galerie du Galion

Accueil > Art primitif africain > Statuts > Statue Tshokwé

Statue Tshokwé

H-067

samedi 12 mai 2012, par Emile Proust

Statue Ukule Tshokwé, R. D. Congo :
( Chokwe Ukule figure, D. R. Congo )

Statue figurant une femme agenouillée, les mains l’une dans l’autre et portée sur l’abdomen, des Tshokwé établis au centre-sud de la République Démocratique du Congo. Sculptée dans un bois mi-dense, cuisses puissantes, tronc large, épaules arrondies, poitrine haute, la face du visage est ovale, en courbes douces, la face à peine convexe portant une petite bouche aux lèvres sculptées en relief, petit nez droit, les yeux en amandes dans des espaces concaves, petites oreilles décollées et coiffe à trois lobes de teinte de noir au fer. La sculpture figure une jeune femme recevant les consignes de la société féminine Ukulé avant de pouvoir convoler.

Chez les Tshokwé, Des groupes et rites bien distincts encadraient l’éducation des jeunes gens.
L’association masculine Mukanda se chargait de l’initiation des jeunes garçons en leur enseignant les savoirs ancestraux et en les accompagnant aux fêtes de la circoncision.
Le rituel des filles se nommait Ukule, encadrée par la société féminine éponyme. Les danses et les rites de ces circonstances étaient tous désignés par le terme Ukulé. La jeune fille, dès ses premières règles, quittait la maison familiale et se cachait en brousse. Rejointe par des membres féminins de la famille, et durant trois semaines, elle recevait alors des informations sur la sexualité, la grossesse et sa prévention, l’avortement, les comportements à adopter dans une société considérant les menstruations comme un sujet tabou, et le rôle social à avoir en qualité de femme adulte, avec le mari et le clan.
La jeune fille apprenait à devenir sexuellement performante en dansant des mouvements Ukulé de la hanche, avec les danses Ukulé et les chansons Ukulé. Les membres de la communauté ne pouvaient manquer d’être informés du nouveau statut de la jeune fille, celle-ci ayant aussi été tatouée selon les rites de l’Ukulé.
Toutes ces traditions furent combattues par l’arrivée des occidentaux et l’apprentissage forcé du christanisme pour lequel toutes les formes de l’enseignement de l’Ukulé devaient être proscrites.

Statue ancienne collectée vers 1970 par un "intermédiaire" pour galeries et collections privées européennes.


1400,00 €

Portfolio